L-293 : Simulation d’un profil de rendez-vous rapide en Soyouz

L-293 : Mardi 4 février 2014

Terry est de retour à Star City et il nous rejoindra demain, Anton et moi, pour une longue simulation en combinaison Sokol. Sur la photo vous pouvez nous voir Terry et moi-même avant une simulation similaire en décembre dernier.

 

Terry Virts et Samantha Cristoforetti en Sokol

Crédits : GCTC

 

Aujourd’hui nous avons eu notre briefing de deux heures avec notre instructeur Dima. Le plan pour demain c’est de faire une simulation plus longue que d’habitude (cinq heures au lieu de quatre) et de parcourir toute la séquence d’événements allant du moment où on entre dans le module de descente sur le pas de tir jusqu’au moment de l’amarrage à la Station Spatiale Internationale.

C’est sûr, dans la vie réelle cela prendrait un petit peu plus de temps, mais dans le simulateur nous pouvons raccourcir les moments pendant lesquels il ne se passerait pas grand chose, puisque l’attente n’a pas beaucoup de valeur pour l’entraînement.

Après l’ascension et la séparation de la fusée, les choses vont plutôt vite avec le nouveau profil de rendez-vous de six heures. Pendant que je réalise les contrôles d’étanchéité et que je vérifie que tous les systèmes sont nominaux (dans le simulateur, ils ne le sont jamais !) Anton passe directement au suivi du mode dynamique : en fait, le cycle automatique démarre une paire de minutes après l’injection en orbite, pas de temps à perdre.

Si tout se passe bien, l’ordinateur de bord construit son orientation LVLH basique (le ventre en direction de la Terre et le « nez » dans la direction du vol), teste le système Kurs et effectue les deux allumages initiaux du moteur pour élever et corriger l’orbite. Puis nous avons un peu de temps pour nous pour tester les commandes manuelles avant que nous ne poursuivions avec la seconde séquence d’allumage des moteurs pour effectuer deux corrections orbitales.

Puis nous passons immédiatement au mode rendez-vous et nous continuons tout le long jusqu’à l’amarrage.

Ce matin, Anton et moi avons déjà eu une simulation similaire de quatre heures, excepté que nous avons eu une panne du moteur pendant le second allumage. Si cela arrive, le cycle automatique s’arrête et le profil de rendez-vous rapide de six heures entre le lancement et l’amarrage n’est plus possible. Il est alors temps de se reposer et de se préparer à passer deux jours dans le petit Soyouz, comme au bon vieux temps !

 

Cette note est la suite d’une longue série de notes de Samantha Cristoforetti qui a entrepris l’écriture d’un journal de bord quotidien qui la mènera au jour de son lancement, pour le moment prévu le 24 novembre 2014.
La version anglaise (originale) peut être consultée sur son compte Google+ et la traduction italienne sur le site AstronautiNEWS. Toutes les photos postées sont sa propriété et proviennent de son journal de bord sur son compte Google+.

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