Mission Proxima : Thomas Pesquet a dévoilé aujourd’hui le nom de sa prochaine mission !

Aujourd’hui, jeudi 12 novembre, date anniversaire de l’atterrissage de Philae sur la comète 67P-Tchuryumov-Gerasimenko, l’astronaute français de l’ESA Thomas Pesquet a révélé le nom de sa prochaine mission de six à mois à bord de l’ISS. Il a choisi Proxima, en référence à Proxima du Centaure, la plus proche étoile de notre Terre, située à 4,2 années-lumière. Thomas décollera de Baikonour en novembre 2016 à bord d’une fusée Soyouz.

En avril dernier, l’ESA avait lancé une compétition pour trouver un nom à cette mission et c’est un jeune toulousain de 13 ans, Samuel Planas, qui l’a remportée. Celui-ci explique : « Proxima est la plus proche étoile de notre soleil et c’est la première destination la plus logique pour un voyage en dehors de notre système solaire. Proxima fait également référence à la façon dont les vols habités sont proches des gens sur Terre ».
 

 
L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse qui a eu lieu au Ministère français de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à Paris, en présence du secrétaire d’état chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche Thierry Mandon, du Directeur Général de l’ESA Johann-Dietrich Wörner et du président du CNES Jean-Yves Le Gall.

 
Logo de la mission Proxima de Thomas Pesquet  

Le logo continue sur le thème de l’exploration avec les trainées d’étoiles évoquant les futurs voyages spatiaux et l’exploration au-delà de l’orbite basse terrestre. Deux planètes stylisées représentent notre Terre et la Lune ou encore la Lune et Mars. Le ‘X’ de Proxima est au centre du patch pour représenter l’étoile Proxima du Centaure. Il représente également l’Inconnu de même que le ‘X’ en chiffre romain pour signifier que Thomas est le 10ème astronaute français à voyager dans l’Espace. Les trois lignes verticales sont une représentation de la Station Spatiale Internationale de même qu’elles représentent les couleurs de la Terre, la Lune et Mars. Elles représentent également les couleurs du drapeau français. Thomas est très content du nom de la mission et du logo. « Cela remplit toutes les cases que j’avais en mémoire en continuant la tradition de nommer les missions des astronautes français [du nom d’étoiles ou de constellations] et en reconnaissant l’héritage des vols habités jusqu’à présent, tout en étant tourné vers l’avenir et en étant futuriste. » Au cours de sa mission, Thomas Pesquet réalisera 150 à 200 expériences dont 55 expériences scientifiques pour le compte de l’ESA, parmi lesquelles 15 pour le CNES (dont 7 pour le CADMOS, le Centre d’Aide au Développement des Activités en Micropesanteur et des Opérations Spatiales du CNES qui prépare, organise et assure le suivi des expériences qui sont emmenées en micropesanteur.)

 

 
Il emportera avec lui dans l’espace le texte de la COP21 (la 21ème conférence sur les changements climatiques qui aura lieu à Paris début décembre 2015) ainsi qu’un drapeau français qui lui a été transmis par le secrétaire d’état Thierry Mandon au cours de la conférence.

 

 
A l’heure actuelle, Thomas a déjà effectué 3/4 de l’entraînement pour le vaisseau Soyouz et 4/5 pour l’ISS. Il était a Houston avant cette conférence de Presse, et il partira pour La Cité des Etoiles ces prochains jours. Son entraînement va continuer au cours de l’année qui suit. Il décollera à bord du vaisseau Soyouz en compagnie de Peggy Whitson de la NASA et Oleg Novitskiy de Roscosmos.  

 
Thomas Pesquet répondra aux questions des internautes ce soir, jeudi 12 Novembre, sur la page Facebook du CNES entre 21h et 22h.

 

Sources :

– Twitter

– Communiqué de Presse en anglais sur le site de l’ESA. (Version française ici)

Un commentaire

  • Jose Galas

    Bonjour Anne.
    Merci pour les infos et heureux de retrouver à nouveau une de vos publications!
    À proxima!!

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