L-103: Soyouz peut vous donner le tournis!

L-103: Mercredi 13 août 2014. C’est une belle semaine d’été ici à la Cité des étoiles, et Terry, Anton et moi-même entretenons notre niveau de compétence sur tout ce qui a trait au Soyouz. J’ai eu des sessions d’entrainement à l’approche manuelle, l’amarrage manuel, et à la descente manuelle, et aujourd’hui nous sommes tous les trois de retour, ensemble, dans le simulateur de Soyouz.

Nous avons effectué un vol comprenant un rendez-vous et un amarrage, une première fois dans les conditions d’un profil de vol nominal, qui prend 6 heures (4 orbites) du décollage à l’amarrage. La seconde fois, nous avons simulé une transition vers le vieux profil de vol, d’une durée de deux jours, suite à un mauvais fonctionnement.

Si vous vous demandez ce que nous ferions pendant deux jours, en attendant d’effectuer le rendez-vous avec la Station… et bien je ne suis pas sûre de comment nous déciderions de passer le temps, mais une chose est sûre: la plupart du temps, nous serions en rotation! En fait, quand il n’y a pas d’opérations dynamiques en cours (c’est à dire qu’il n’y a pas besoin d’allumer les propulseurs ou le moteur principal), le Soyouz est placé en stabilisation gyroscopique, avec ses panneaux solaires pointés en direction du Soleil pour maximiser la production d’énergie. Ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de mieux pour l’équipage: si vous ressentez le mal de l’espace, la rotation va empirer les choses (ou vous en donner les symptômes si vous ne le ressentiez pas). Mais à moins d’utiliser les propulseurs pour stabiliser l’attitude, le seul moyen de garder une orientation stable est de pivoter sur un axe.

Pour information, j’ai expliqué cela un peu plus en détail dans ce billet qui date de -waouh!- presque trois ans. (Cela fait un moment que j’étudie le Soyouz, n’est-ce pas?)

Vous pouvez voir sur la photo la vue par le périscope à bord du simulateur alors que nous étions en approche de la Station. On dirait que nous étions à une distance d’environ 200-250 mètres, c’est à ce moment que nous volerions autour de la Station pour nous aligner sur le port d’amarrage. C’est l’ordinateur qui effectue l’approche, mais les contrôles manuels sont prêts à être utilisées (ils sont tirés avant le début de l’approche), ainsi Anton peut les atteindre s’il devenait nécessaire de passer en contrôle manuel.

Contrôles manuels d'approche dans le simulateur de Soyouz

Contrôles manuels d’approche dans le simulateur de Soyouz

 

Cette note est la suite d’une longue série de notes de Samantha Cristoforetti qui a entrepris l’écriture d’un journal de bord quotidien qui la mènera au jour de son lancement, pour le moment prévu le 24 novembre 2014.
La version anglaise (originale) peut être consultée sur son compte Google+ et la traduction italienne sur le site AstronautiNEWS. Toutes les photos postées sont sa propriété et proviennent de son journal de bord sur son compte Google+.

 

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