L-362 : Le plus important dans ces cas-là, il ne faut pas mélanger les différents fluides.

L-362 : Mercredi 27 novembre 2013

Encore un jour d’entraînement ATV pour Sasha et moi au Centre Européen des Astronautes.

Ce matin nous avons eu davantage de pratique sur les dysfonctionnements lors du rendez-vous et de l’amarrage. Cet après-midi, nous aurons une longue simulation concernant les opérations de la phase attachée : C’est tout ce qui se passe lorsque l’ATV est amarré à la Station Spatiale Internationale.

L’ATV est un vaisseau de ravitaillement et il peut transporter, entre autre, de l’eau (venant de Turin, Italie, en passant). Tous les ATV ont transporté jusqu’à présent de l’eau « russe » qui est additionnée d’ions d’argent pour empêcher la prolifération microbienne. L’eau « américaine » utilise de l’iode à la place et les deux ne doivent pas être mélangées.

L’eau « russe » peut être transférée dans les gros réservoirs du module de service, ou bien dans les réservoirs d’eau potable, comme celui que vous pouvez voir sur la photo. De plus, l’un de ces réservoirs est toujours installé dans les toilettes pour collecter l’urine, bien que les toilettes US soient maintenant reliées au système de traitement de l’urine. Le réservoir d’urine portable est donc une solution de secours.

La gestion de l’eau et des déchets liquides à bord est une tâche complexe qui est de la responsabilité de spécialistes dédiés au sol. S’il est décidé que de l’urine doit être éliminée comme un déchet, nous pouvons la transférer dans les réservoirs de l’ATV après avoir transféré l’eau fraîche dans la Station. Les réservoirs portables ont une vessie souple à l’intérieur qui contient les fluides : en appliquant une pression dans le volume extérieur de la vessie, nous pouvons faire sortir les fluides à l’extérieur dans les réservoirs de l’ATV.

C’est le but de l’installation que vous pouvez voir sur la photo : Une fois que nous avons établi la connexion au panneau de commande de l’eau et ouvert les valves, nous pouvons transférer l’eau en pressurisant la vessie via un compresseur ou, comme dans le cas de la photo, avec une pompe manuelle – dans le cas peu probable où tous les compresseurs à bord seraient en panne.

Comme vous pouvez l’imaginer, une fois que nous avons transféré l’urine, nous ne voulons pas vraiment qu’il y ait de confusion sur le type de fluide qui se trouve dans les réservoirs de l’ATV. Juste pour être sûr, nous remplaçons l’étiquette bleue par l’orange que vous voyez sur la photo !

 

Cette note est la suite d’une longue série de notes de Samantha Cristoforetti qui a entrepris l’écriture d’un journal de bord quotidien qui la mènera au jour de son lancement, pour le moment prévu le 24 novembre 2014.
La version anglaise (originale) peut être consultée sur son compte Google+ et la traduction italienne sur le site AstronautiNEWS. Toutes les photos postées sont sa propriété et proviennent de son journal de bord sur son compte Google+.

 

 

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