L-258 : De retour dans une combinaison EMU

L-258 : Mardi 11 mars 2014

Aujourd’hui j’ai pu essayer une combinaison spatiale de vol !

Je suis allée sur le site qui produit la combinaison spatiale pour les EVA pour un test d’ajustement du matériel de Classe 1 – les éléments qui ne sont pas destinés à la piscine, mais plutôt à l’espace. Le but était d’avoir la configuration de la combinaison que j’utiliserai en orbite, qui peut différer un peu de celle du NBL, puisque dans la piscine nous ne flottons pas vraiment à l’intérieur de la combinaison elle-même. Une grande partie du rembourrage que j’utilise sous l’eau, vu que je suis une personne de petite taille, pour m’empêcher de me déplacer vers le « bas » dans la combinaison à chaque fois que je change l’orientation de mon corps, n’est pas nécessaire en apesanteur.

C’était également une chance de pouvoir travailler avec des gants de Classe 1 en étant à l’intérieur de la combinaison et d’évaluer l’ajustement. Comme vous vous en rappelez peut-être, j’avais fait un contrôle d’ajustement séparé dans la boite à gants dans le passé : L-472 : Ajuster les gants c’est un art.

Une fois que le test d’ajustement a été terminé, nous avons vérifié que je pouvais atteindre tous les interrupteurs, les leviers et les commandes de l’unité d’affichage et de contrôle (Display and Control Unit, DCM) à l’avant de la combinaison, que je pouvais attacher les ombilicaux et que je pouvais soulever et abaisser la visière, allumer et éteindre les lumières et les caméras et ouvrir la vanne de purge, qui ouvre en fait un trou dans le casque pour évacuer l’oxygène à l’extérieur. Mais pas de soucis, le régulateur de la combinaison est capable de compenser cela, donc la pression interne est maintenue. Cela pourrait ne pas être si important lorsque c’est seulement sur-pressurisé par rapport à la pression ambiante, mais certainement important dans le vide !
Samantha Cristoforetti dans une combinaison spatiale EMU pour les EVA
Comme vous pouvez le voir sur la photo (d’un évènement passé), nous actionnons souvent les commandes d’une main, tandis que nous levons l’autre main pour utiliser le miroir que nous avons au poignet.

 

Cette note est la suite d’une longue série de notes de Samantha Cristoforetti qui a entrepris l’écriture d’un journal de bord quotidien qui la mènera au jour de son lancement, pour le moment prévu le 24 novembre 2014.
La version anglaise (originale) peut être consultée sur son compte Google+ et la traduction italienne sur le site AstronautiNEWS. Toutes les photos postées sont sa propriété et proviennent de son journal de bord sur son compte Google+.

 

 

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